Réforme de la justice en contexte de procès contre la sécurité publique en Haiti
DOI :
https://doi.org/10.66860/djg.v2.i1.87Mots-clés :
Justice, Réforme, Réforme de la justice, Procès, Sécurité publique, Méthodologie du cheminement linéaireRésumé
Depuis maintenant quatre décennies, des études, des enquêtes embrassant divers aspects de la problématique du droit, de la justice et de la sécurité, de l’administration judiciaire, de la police et du système pénitentiaire ont été élaborées avec le concours d’experts locaux et internationaux. Des lois ont été votées, des mesures adoptées, même dans un contexte de difficile mise en œuvre. Pourtant, quarante ans après la chute nominale des Duvalier, les constats parlent d’échecs, ou du peu de progrès réalisés. Pour manque d’efforts entrepris et de sommes investies ? Les quatre décennies se sont-elles donc épuisées en palabres, tergiversations, discussions, diagnostics de cas en tous genres ? À ces interrogations entend répondre la présente réflexion. Il y est également traité la question de la tendance, qui s’érige en règle, des acteurs de promouvoir et voir la réforme comme levier pour attribuer des pouvoirs dans le sens d’établir un procès permanent contre la sécurité publique. Le bilan à date dans ce domaine ne prouve nullement l’inverse. La méthodologie d’analyse considérée est celle du cheminement linéaire qui allie les initiatives aux actes posés (interventions ou actions) et résultats recherchés, atteints ou trouvés. L’équation est restée pour ainsi dire non balancée.
